dimanche 19 avril 2009

J. G. Ballard et Shanghai

J. G. Ballard est mort aujourd'hui 19 avril 2009.
Wikipédia nous raconte :
"Ballard naît en 1930 à Shanghaï. Son père est PDG de la filiale chinoise d'une grande entreprise de textile de Manchester. Il passe ainsi son enfance dans une vaste maison typique des expatriés jusqu'au conflit sino-japonais. Avec l'invasion de la Chine par le Japon, il est emprisonné en 1942 dans un camp de détention pour civils où il restera jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il a décrit cette expérience dans son livre semi-autobiographique Empire du Soleil, qui a été adapté au cinéma par Steven Spielberg."

En 1987, Spielberg est un des premiers cinéastes occidentaux à organiser un tournage de grande ampleur en Chine. La ville n'a pas encore été complètement transformée : Pudong (la rive moderne de la Huangpu River) est encore couvert de champs, le périphérique n'est pas encore bouclé et le métro n'est pas en service. Il trouve et il filme la ville de l'enfance coloniale de Ballard.
Le film est hollywodien certes mais il y a Christian Bale (Batman) dedans (il a douze ans à l'époque) et une reconstitution du Shanghai historique dans sa splendeur (architecturale) et dans sa misère (les expats' ...). Film à revoir

Quelques images in memorandum : extraits du film et clichés plus récents.

Le Bund, 1987 (1942 dans le film) et aujourd'hui.
La Suzhou Creek

Ballard a écrit également beaucoup de romans assez célèbres dont plusieurs semblent dédiés aux architectes : L'île de Béton, Crash, Millenium People.
Un film à voir plus des livres de vacances. Merci Qui ? Merci SHANGWHY !

samedi 18 avril 2009

Ville/Campagne 1 : Le mur du Maglev

Le Maglev (de l'anglais Magnetic Levitation) est un train à suspension magnétique reliant l'aéroport de Shanghai-Pudong au réseau de métro de Shanghai et permettant d'effectuer un trajet de 30 km en à peine 8 minutes.
Programmé depuis 1994, il est entré en service en 2002 et a été inauguré en grandes pompes par le chancellier Gerard Schröder (ahhh la technologie allemande) et le premier ministre chinois Zhu Rongji. Cette infrastructure figure en bonne place dans la vitrine internationale de la ville ; il s'agit presque d'un monument national.

Nous avons déjà évoqué (cf. 8 avril) les sentiments et impressions éprouvées, cueillis à notre descente de l'avion, à flotter ainsi (à 11 millimètres des rails mais à presque 20 mètres du sol) au-dessus du paysage mixte de canaux, de champs, d'ensembles de logements variés et d'installations industrielles éparses qui composa notre premier tableau des faubourgs shanghaiens. Ces impressions méritaient un retour sur place et une découverte, au coeur du sujet.


Le très moderne et propret terminus est bordé dans sa partie sud (le métro étant plus au nord) par un espace paysager et un système de parking jardiné. Au fond de cet espace, encore plus au sud, un très haut mur de tôle cache un autre monde : une autre réalité et un autre visage de la modernité chinoise.

Comme échappés, mobylettes tricycles et poules en liberté nous accueillent. L'on franchit la porte pour mieux basculer dans un autre monde.


Nous avons parcouru cet arrière caché, plus négligé que protégé, jusqu'au chantier du deuxième périphérique, sans en saisir la totalité, mais en comprenant tout de même certains éléments du territoire : un paysage alluvionaire gorgé d'eau, rationnalisé à l'extrême en autant de canaux et de parcelles selon une logique tramée. Dans son "Shanghai, portrait d'une ville" Françoise Ged indique bien que le système des canaux, et leur comblements successifs, est à l'origine de la matrice urbaine de la ville.
Passer le mur du Maglev, casser la vitrine de la modernité, c'est alors saisir un peu de l'esprit du lieu.

vendredi 17 avril 2009

Shangh... arsenal

La ville globale et la grosse maquette.
La trop fameuse maquette de l'institut de planification urbaine de Shanghaï, un pavillon de l'arsenal XXL.
En rouge, c'est chez nous.

En photo dans le musée (trés bon musée d'ailleurs) une galerie de portrait des personnalités ayant mesuré ici l'ambition du Shanghaï 2020 ; parmi eux : notre président et sa suite.
Sur le cliché, une tête émerge de la mêlée, Patrick Balkany visiblement fasciné et traçant sans doute ici le dessein du Levallois-Perret du XXIe siècle.

jeudi 16 avril 2009

Yu yuan Garden

Autour d'un jardin traditionnel, s'étend la "vieille ville" de Shanghai.
Le jardin (Yu Yuan) est très vieux (1559) mais... a été complètement refait en 1961.
La vieille ville est bien inscrite dans un boulevard circulaire reprennant la forme d'anciens remparts de bois mais... mis à part les lilongs coloniaux, les bâtiments n'ont pas plus de 30 ans.
Sur des barres identiques ont été vissées des menuiseries rouges. on a ensuite coiffé le tout de toits pointus à la chinoise puis de lointaines usines ont livrées ici soieries, colifichets et contrefaçons.
Dans les guides, le lieu s'appelle indifféremment ville chinoise ou vieille ville et, les jours d'été on peut y voir des télés françaises jouer ici au "Lotus Bleu".



Etre enfant à Shanghaï

La grande ville à hauteur d'enfant ?
Pour l'instant en ligne, Gaston et les dumpling.
Bientôt Gaston et l'histoire de son école : comment on l'a trouvé et ce qui s'y passe. Les photos sont déjà là.

mercredi 15 avril 2009

Huangpu River

C'est beau une ville sans ponts.

Prenez un grand fleuve bien large (500 m). Urbanisez modérèment une rive (Puxi jusqu'à 1840). Envahissez et colonisez (Concessions française et Internationale). Urbanisez encore le même côté laissez reposer l'autre (Pudong). Envahissez (Japon 1942), libérez (1945). Laissez pourrir (1949-1978). Aménagez mollement (sans moyens d'abord puis de plus en plus). Urbanisez beaucoup mais cette fois l'autre côté (1994). Libéralisez. Libéralisez encore. Agitez, agitez encore et voilà :
Puxi, l'épaisseur urbaine, l'histoire et le patrimoine.
Pudong, l'accroche internationale, le business global et l'architecture signe.

Alors pour les amoureux des contrastes, oui c'est beau une ville sans pont.

mardi 14 avril 2009

Shangh... night

Le soir sur le Bund, la foule éclairée par les enseignes de Nanjing Road et le paysage urbain en feu aperçu par la fenêtre d'un taxi roulant à tombeau ouvert sur les autoroutes surélevées... un autre Shanghaï se lève le soir. C'est le Shanghnight phénix ; kitch, bariolé et heureux, qui meurt chaque matin pour renaître le soir. Une "nuit blanche" quotidienne, un 8 décembre éternel, une ville kermesse clinquante et populaire à l'image de la Chine que nous découvrons étonnés. Une ville (et un pays ?) grisé par son propre spectacle et s'offrant à elle-même une certaine image du bonheur.

lundi 13 avril 2009

Shangh... installation 2 à Carrefour

Un des Carrefour de Shanghai pour parfaire notre installation.

Ce magasin a fait (un peu) parler de lui. L'histoire ?
Des logiques commerciales, stratégies d'images et relations internationales qui se croisent autour de la réhabilitation d'un magasin existant. Il s'agit d'un des 6 ou 7 magasins Carrefour de Shanghai (enseigne positionnée avant Wall'mart en Chine) dans un pays où la grande distribution est encore balbutiante (taux de motorisation faible et suremploi dans le petit commerce).

Le coup de lifting permet de repositionner l'image de la marque autour d'une France à la Charles Trenet et de faciliter localement les relations avec les autorités locales (la Suzhou Creek, rivière voisine fait l'objet d'un projet de réaménagement d'ensemble). L'équipe lyonnaise des murs peints se met à l'oeuvre et le plus grand mur en trompe l'oeil du monde voit le jour. Dans la foulée Carrefour a aussi payé un habillage complet du pont (en vraie piere s'il vous plaît) avec chandeliers parisiens en une réinterprétation du pont Alexandre III (mais sans Show Case).
La polémique ? Les anglo-saxons exportent leur ingénierie, les allemands vendent leurs machine-outils et les français leur hypermarchés avec Edith Piaf en promo pour l'achat de 2 paquets de nouilles.

dimanche 12 avril 2009

La nuit chez nous

Depuis notre fenêtre, dans une petite copropriété de 2000 logements.
Voici le QG pour la découverte de la ville campagne.

Shangh... installation

Shanghai, avec un "i" comme IKEA. Ou "Itya" pour les chauffeurs de taxi.
Une fois l'appartement trouvé, un minimum de consommation. Les réflexes reviennent vite. Le magasin est identique à ce que l'on connaît déjà (à peu prêt comme celui de Villiers sur Marne pour les connaisseurs mais l'échangeur devant le magasin est plus grand). Il y a même des boulettes de rêne.

Foule, Applod, foule, Billy, foule, Besta, foule, Abstract...
Tiens, y sont pas mal les nouveaux coussins !


Gaston s'ébat parmis les têtes brunes, demain il faut trouver une école.