lundi 8 juillet 2013

Pudong, la réinvention de la dalle

Pudong état des lieux.
Toujours plus de tours (on me dit que beaucoup de surfaces sont inoccupées).
Toujours plus de commerces.
Toujours plus de traffic : la présence des passerelles installées a posteriori dans le quratier tient presque de la "dalle tardive".
La Shanghai Tower, troisième grande tour de Pudong, est très avancée. Avec ses 632 m, elle sera le deuxième plus haut bâtiment au monde.
Depuis l'Empire State Building fini en 1929 à la Burj Dubai Tower finie en 2008, les gratte-ciels spectaculaires semblent toujours venir en fin de cycle. Et si la bulle immobilière chinoise explosait ?

















jeudi 4 juillet 2013

Retour à Zhujiajiao

Zhu Jia Jiao a singulièrement changé.
Cette ville d'eau historique (l'un des rares ensembles existant encore dans le delta du Yangtsé), gérée par l'ambitieux district de Qingpu, a changé d'échelle.
Des îlots néo-chinois tout neufs et une mutation qui a vu les rares habitants disparaitre au profit de commerces à destination des touristes. Même à notre échelle (2009-2013) le changement est epoustouflant.
Les acteurs locaux nous jurent n'avoir que très peu détruit (une usine apparemment) mais l'atmosphère n'est plus la même.

Voir l'excellent article de Harry den Hartog (Urban Language) pour le magazine MARK : ici.
Les images de notre précédent passage : ici.





Tianducheng, le quartier "français" de Hangzhou

Hangzhou, 200 km à l'ouest de Shanghai.
Dans la lignée des villes dupliquées du programme One City Nine Towns voici le quartier "français" de Tianducheng.
Avec sa Tour Eiffel de 108 mètres, son château de la Loire, son mini Versailles, son jardin à la française, son village alsacien et ses immeubles haussmanniens, le quartier n'a rien à envier à l'athmosphère chimérique de Thames Town ou au goût du jeu de Holland Village. Le quartier a pourtant été développé à une autre échelle et selon une autre structure. Le schéma urbain retenu paraît être moins inspiré des expériences urbaines américaines du nouvel-urbanisme (comme la ville de Celebration en Floride. La solide trame urbaine chinoise n'a été adaptée ici qu'à la marge.

Ce quartier, conçu pour 100.000 personnes par la société immobilière Zhejiang Guangsha Co. Ltd. (dirigée par Lu Xiaotian), se développe sur près de 19 km² (1900 ha). Construit de 2002 à 2007, la «French Town» décline des logements collectifs (plutôt abimés), des lotissements fermés, de très rares villas isolées (une Rolls Royce avec chauffeur attendait devant la porte quand je suis passé) et un parc à thème.

Peu ou pas d'activité en milieu de journée. En grande majorité, les rez-de-chaussée commerciaux ne sont pas utilisés. La Tour Eiffel n'est presque pas accessible (deux clôtures à escalader et un gardien à feinter) et elle rouille doucement au milieu de jardins sauvages. Cette vision jardinière et iconique est incroyablement puissante.
Autour, des baraquements et des affiches qui promettent l'arrivée prochaine d'un centre commercial (à la place ou pas, impossible de le savoir) inspiré de Times Square.

Le quartier amuse, intéresse et effraie à la fois. L'abandon relatif de ce quartier permet de lire de façon crue la spéculation immobilière en cours (beaucoup d'appartements sont vides ici).




mercredi 3 juillet 2013

Retour sur le mur du MAGLEV

Pour nous ce lieu était emblématique.
Le train le plus rapide et le plus moderne du monde, son terminal multimodal futuriste et, péniblement caché derrière un mur de tôle, un espace représentatif un moment du développement urbain chinois.
A chacune de nos visites à Shanghai, nous revenions sur ce lieu de confrontation (en 2009, 2010 et 2012). Différentes villes, différentes populations et une interface ville campagne à la fois violente et pleine de possibilités.
Inconstructibilité imposeé par Maglev, interstice accidentel, la raison de son existence ne nous est jamais apparue comme une évidence.
De passage en passage, cette enclave paraissait de plus en plus fragile.
En Juillet 2013, les jardins sauvages ont disparu et un chantier est en cours.
Des piliers de béton et une nouvelle boîte à côté du terminal : prolongation ou doublement ?






























lundi 21 janvier 2013

Shangwhy le livre

Cadeau 2013, le livre est mis en ligne.

jeudi 29 mars 2012

Shangadieu 2012

Shanghai se quitte souvent en Maglev : en flottant à quelques centimètres au dessus des rails et à 300km/h.
Un immeuble de 20 étages fait face à un champ : il symbolise pour nous le rapport ville/campagne en Chine et les possibilités encore inexploitées de ce développement. Nous le surveillons de prêt et quelquechose me dit que nous devrions le retrouver bientôt.

Shanghai "The Cool Docks"

The "Cool Docks" : une autre opération dans le style du trop fameux Xitiandi. Cette manière, neuve en Chine il y a dix ans, de créer une aire commerciale attractive à partir d'un patrimoine existant a fait florès.
Voici un nouvel exemple : quelques Shikumen, une placette arborée et des zones commerciales plus intégrées aux alentours. Le fleuve Huangpu est tout proche mais il est très capricieux. Un ingénieux système de murs mobiles est proposé. Nous avions travaillé à leur mise en place il y a un an (voir le projet de l'agence REW ici.) mais nous découvrons un autre projet. 
Il y a bien sûr un Starbuck's, alors on y boit un Green Tea latte. Il y a même une plage mais le Huangpu est toujours très peu engageant pour la baignade.



Shanghai "Old" Town

La notion de "vieille" ville de Shanghai fait sourire les voyageurs bien informés.
Quelques ruelles de maisons basses au centre des anciens remparts de la ville chinoise d'avant 1850. Le bâti n'est pas vieux mais les traces urbaines le sont.
Ici le rythme est ralenti et les modes de vie sont un peu décalés ; plus tranquille et plus pauvre : le quartier est assez heureux et besogneux sous le soleil de mars.
Au centre de ce boulevard circulaire, le trop fameux jardin Yu et une poignée de rues exclusivement réservées à l'achat de babioles colorées. Les décorations vissées aux façades sont bel et bien locales mais le Chinatown New-yorkais est beaucoup plus chinois.



mercredi 28 mars 2012

Pujiang Italian town 2012

La ville italienne de Gregotti a elle aussi bien évoluée. Le beau bâtiment d'accueil, "Terragnien" et minéral, accueille un centre d'art contemporain qui présentait ce jour-là les regards croisés de deux artistes (un chinois et un hollandais). Des céramiques brisées dans un carré néo-rationnaliste à ciel ouvert.
Ici aussi la vie s'installe. L'ensemble déjà colossal a doublé de surface.
Les populations déplacées lors de la construction de l'Expo Universelle ont rejoints des bâtiments de tailles variées (de 4 à 20 niveaux). On reconnait ces ensembles aux petits logos qui ornent les grilles : jardins plus ou moins développés, appartements assez grands (80 à 100 m²) et traversants,orientation sud et linge au fenêtre. C'est un peu (un tout petit peu) l'Italie...